Exposition WRONG TOOLS

Deux artistes invités –  Santiago Martinez et Rayane Jemaa  – pour la 22e édition du Mapping Festival investissent l’espace d’exposition de l’écomusée API, avec une proposition immersive à la croisée des pratiques visuelles et numériques.

En investissant l’espace comme un terrain d’expérimentation, les artistes proposent des œuvres qui ne livrent pas de réponses figées, mais ouvrent des zones d’interprétation et de projection. Elles invitent le public à naviguer entre réel et fiction, matière et signal, présence et transformation.

Cette exposition s’inscrit pleinement dans l’ADN du Mapping Festival: un lieu de rencontre entre arts numériques, pratiques hybrides et nouvelles écritures visuelles.

Santiago Martinez Benedetti (CO/CH) — COPYCOPY

Santiago Martinez Benedetti travaille le médium photographique de manière expérimentale, remettant en question les méthodes conventionnelles de production d’images. Sa pratique ouvre de nouvelles pistes de réflexion sur la vision photographique et élargit l’approche traditionnelle en y intégrant des dimensions ludiques, artisanales et techniques.

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Il utilise un appareil photo qu’il a lui-même construit : une sorte de photocopieuse déconstruite, équipée d’un objectif grand format, capable de produire directement des tirages laser au format A4. Cet outil hybride allie précision mécanique et savoir-faire artisanal à une grande liberté créative, faisant de la photographie une expérience immédiate et sensorielle.

Pour le Mapping Festival, il développe une nouvelle série d’images inédites réalisée au sein même de l’imprimerie de l’API. Ce projet constitue une invitation à envisager la photographie sous un angle inhabituel et résolument innovant.

Rayane Jemaa (TU/UK) — UNTITLED

Rayane Jemaa développe une pratique expérimentale à la croisée de l’image, de la matière et des technologies contemporaines. À travers un dispositif de gravure laser conçu sur mesure, il explore un processus singulier : non pas imprimer, mais effacer.

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Ses œuvres naissent de feuilles de papier saturées de pigments, que le laser vient abraser pour révéler la surface brute en dessous. Ce geste soustractif fait émerger des images délicates, proches de la gravure ou de l’estampe, où la matière devient un terrain de transformation.

En confrontant des techniques artisanales à des formes issues des technologies numériques — maillages 3D, wireframes, nuages de points ou données topographiques — l’artiste met en tension deux régimes d’images : celui de la précision computationnelle et celui de l’instabilité matérielle.

Paysages et architectures, initialement capturés sous forme de données, se transforment ainsi en dessins fragiles, où poussière, hasard et altération jouent un rôle essentiel.

Pensé au-delà de l’objet, ce travail ouvre également vers des formes performatives, où le laser devient un outil de dessin en temps réel, révélant progressivement l’image dans l’espace.

🗓️ 11 – 17 mai 2026
📍écomusée API, rue du Vuache 25, 1201 Genève
🕒 Lundi–vendredi : 10h–18h (jeudi de l’Ascension inclus)
🕒 Samedi–dimanche : 14h–18h

🎟️ Entrée libre

Vernissage le 11 mai à 18h, bar sur place

L’exposition est organisée dans le cadre du Mapping Festival 2026